A travers le cas du printemps érable de l’année 2012 au Québec, ce texte revient sur les tensions conflictuelles entre des manifestant.e.s qui se refusent de « parler comme un seul homme ». Riche de trajectoires politiques et de revendications différentes, cette « lutte populaire » a vu naître des « paci-flics » qui espéraient apaiser les violences internes, notamment en termes de rapports hommes et femmes et externes, à l’encontre de la police ou des insignes du capital. Ces interventions posent la question du discernement entre pratiques légitimes et illégitimes menées par les activistes au sein du mouvement.

Vues de l’extérieur, les manifestations semblent constituer un espace plutôt homogène dont toutes les tensions seraient dirigées vers l’extérieur, c’est-à-dire contre la police antiémeute ou des contre-manifestations. De plus, la couverture médiatique des manifestations donne une importance exagérée aux affrontements avec les forces de l’ordre, lesquels sont mis en scène comme des événements spectaculaires. Il est par ailleurs le plus souvent dans l’intérêt des personnes qui coordonnent les mobilisations de faire croire que la foule est sous contrôle, marche en bon ordre, et parle d’une seule voix. Or, comme le dit le politiste Pierre Favre : « dans la rue, on ne marche pas comme un seul homme [sic], et l’on défile souvent avec en tête des raisons bien différentes »[1].

Certaines de ces différences peuvent entrainer non seulement des tensions, mais parfois de véritables affrontements au sein des manifestations, sans que la police ne soit impliquée. Lors de la grève étudiante de 2012 au Québec, aussi connue sous le nom de « Printemps érable », des activistes des Black Blocs ont été à plusieurs reprises la cible de manifestant.e.s qui ont cherché à les neutraliser, y compris physiquement, afin de les empêcher de fracasser des vitrines de banque, par exemple, ou de lancer des projectiles sur les agent.e.s de police. En réaction, un tract anonyme a circulé. Celui-ci critiquait à la fois le « pacifisme » et « les paciflics » :

« Le pacifisme qui se manifeste généralement en ce moment représente surtout une posture morale superficielle et confortable. Elle n’est rien d’autre que la stratégie que le gouvernement désire qu’on adopte […] Ces derniers jours, on a vu des prétenduEs “pacifistes” tabasser une fille qui aurait brisé une vitrine du bureau des forces armées, prendre des “casseurs” en photo pour les publier sur Facebook, ou carrément les livrer aux flics. […] Ne tombez pas dans le panneau, ne jouez pas le jeu de l’État, y’a moyen d’être pacifistes sans être paci-flic ! »

Ayant moi-même assisté à des altercations en manifestation, j’ai pu constater que les conflits entre manifestant-e-s ne se limitent pas au débat entre la non-violence et la violence. Des féministes par exemple peuvent vouloir se confronter à des camarades machistes, ou expulser des agresseurs sexuels des manifestations. J’ai décidé de documenter ce phénomène par des entretiens, pour mieux comprendre comment les différends en manifestation se règlent en dehors du recours aux forces policières.

Le Printemps érable

Le Printemps érable fut l’une des plus importantes mobilisations au Québec ces dernières décennies. Le gouvernement du Parti libéral du Québec (PLQ) avait décidé d’augmenter les frais de scolarité universitaires de 1 625$ par an, soit une hausse de 75%. Cette mesure s’inscrivait dans un plan plus large de tarification des services publics sous prétexte de rétablir l’équilibre budgétaire dans la province. Au mois de février 2012, les associations étudiantes des cégeps (institutions collégiales pré-universitaires) et des universités déclenchèrent une grève qui dura sept mois. Au plus fort du mouvement, le 22 mars 2012, environ 300 000 étudiant.e.s étaient en grève, soit les trois quarts de la population étudiante du Québec. La grève s’est terminée suite à l’élection provinciale du 4 septembre 2012, marquée par la défaite du PLQ et la victoire du Parti québécois (PQ)[2].

La grève étudiante se transforma au fil du temps en un mouvement plus large de contestation, comme en témoignait le slogan : « La grève est étudiante, la lutte est populaire ! ». De nombreux autres enjeux tels que l’environnement, les inégalités entre les hommes et les femmes et la répression policière prirent alors de plus en plus d’importance au sein du mouvement. De février à septembre 2012, plusieurs centaines de manifestations ont eu lieu à travers le Québec, lesquelles pouvaient parfois réunir jusqu’à 300 000 personnes (soit les manifestations les plus importantes de l’histoire du Québec, une province canadienne peuplée de 8 millions d’individus). Les étudiant.e.s ont aussi organisé de nombreuses actions à caractère ludique ou artistique, ainsi que des actions de blocage et d’occupation de divers locaux ou édifices appartenant à des entreprises privées, des sociétés d’État, des ministères du gouvernement ou des partis politiques[3].

Les manifestations se déroulaient le plus souvent paisiblement, mais certaines furent aussi l’occasion d’actions directes illégales, par exemple le bris des vitrines de succursales de grandes chaînes commerciales et de banques. Les véhicules de police comme ceux des médias furent aussi ciblés à de multiples reprises. Des poubelles et des cônes de circulation furent jetés dans la rue dans le but d’entraver les manœuvres policières. Certaines manifestations se sont transformées en émeutes, suite aux interventions policières.

Ces gestes en marge de la loi furent instrumentalisés par le gouvernement, par les forces policières ainsi que par les médias afin d’associer l’ensemble de la contestation étudiante à « la violence et l’intimidation »[4]. Le simple fait de porter le « carré rouge », une petite pièce de feutre épinglée sur soi et symbole du mouvement étudiant, fut associé à un soutien à la « violence ».

Ainsi fut justifiée une vague de répression exceptionnelle dans l’histoire du Québec. Durant les sept mois de conflit, il y eut environ 3 500 arrestations, contre seulement un peu plus de 1 000 arrestations ayant ciblé le mouvement étudiant au cours des deux décennies précédentes[5]. En plus de dizaines d’arrestations de masse par encerclement, la brutalité de la police s’est soldée par d’innombrables blessures, y compris des fractures, des commotions cérébrales, sans oublier deux étudiants qui ont perdu l’usage d’un œil. La répression policière fut accompagnée d’une répression législative. Le 18 mai, le gouvernement adopta une loi spéciale — Loi 12 — visant à mettre fin à la grève étudiante en suspendant la session d’enseignement et en menaçant d’imposer des amendes aux associations étudiantes. Cette loi obligeait aussi toute organisation à faire approuver l’itinéraire de leurs manifestations par la police, si celles-ci rassemblaient plus de 50 personnes.

  « Paciflics »

Durant le Printemps érable, le mouvement étudiant a connu de fortes tensions ayant pour enjeux l’opinion publique et le respect des lois. Ces tensions s’observaient dans les assemblées étudiantes, dans les médias sociaux et dans la rue. Pour certain.e.s, les manifestations participaient d’un processus de reconnaissance politique, lequel impliquait de produire et d’entretenir une image médiatique respectable des manifestations. Ces personnes considéraient par conséquent les gestes illégaux au cours des manifestations comme une menace à cette image publique respectable prétendument nécessaire pour plaire aux médias et à l’opinion publique.

Ces personnes ont hué et scandé des slogans pour dissuader les « casseurs » et « casseuses » de passer à l’acte, ou sont intervenues physiquement pour empêcher que d’autres ne tracent des graffitis ou brisent des vitrines[6]. Un manifestant a ainsi expliqué :

« J’ai été témoin […] plusieurs fois […] de manifestants qui […] commettaient des actes de dégradation et qui étaient stoppés, voire molestés par des individus ou par la foule. […] Ça m’est arrivé également… de briser des vitrines et d’être attaqué, d’être agressé par quelqu’un […]. Moi j’ai pris l’initiative de briser les vitrines de La Presse. […] Au bout de quelques vitrines, il y a quelqu’un qui m’a sauté dessus. »

D’autres interventions ont consisté notamment à arracher le masque de manifestantes et manifestants, à leur enlever des projectiles des mains, à s’interposer pour les empêcher de mette le feu à des poubelles, à les bousculer ou les frapper et à les expulser de la manifestation[7]. Certain.e.s manifestant.e.s ont aussi replacé des poubelles, des cônes de circulation et des panneaux de signalisation qui avaient été renversés ou jetés au sol dans le but d’entraver les manœuvres policières.

Ce phénomène n’est pas nouveau. Aux États-Unis, dans les années 1960, il était déjà question de counterrioter (contre-émeutier) ou de youth patrol (patrouille de la jeunesse) pour qualifier les personnes tentant d’empêcher le recours à la violence lors des émeutes des communautés afro-américaines contre le racisme[8]. Dans le mouvement altermondialiste, il était question des peace keepers (gardiens de la paix) formant une peace police (police de la paix) ;  des anarchistes et des groupes antiautoritaires ont critiqué ces pacifiques pour leur violence exercée contre d’autres manifestant.e.s[9].

En 2012 au Québec, le terme de « paciflics » a été utilisé pour exposer une contradiction entre des gestes parfois violents envers des camarades et les discours prônant la non-violence. D’où l’agencement des mots pacifiste et flic. Ce terme marquait également une distinction entre allié.e.s et adversaires, suggérant que les personnes ainsi qualifiées collaboraient implicitement avec la police, et qu’elles devaient donc être considérées comme des ennemis des mouvements sociaux[10].

 Respect de la diversité des tactiques ?

             Cependant, les altercations entre les manifestant.e.s au cours du Printemps érable ne se limitaient pas aux interventions des « paciflics ». Certain.e.s manifestant.e.s n’accordaient pas d’importance particulière aux médias et ne pensaient pas que les mobilisations s’inscrivaient dans un processus de reconnaissance politique. La crise sociale était marquée par des échanges de coups politiques entre les étudiant.e.s et le gouvernement, et ils/elles considéraient que le plus important était de respecter la diversité des tactiques. Des anarchistes ou des antiautoritaires de différentes tendances se sont ainsi paradoxalement opposé.e.s à d’autres manifestant.e.s. Une anarchiste nous a même confié que « Souvent les anarchistes sont comme : “Bien là ! il faut respecter la diversité des tactiques ! ” Mais eux [ne] la respectent pas tout le temps ».

Ces altercations pouvaient survenir lorsque d’autres manifestant.e.s visaient une cible qui leur semblait inappropriée. Ainsi, un homme ayant participé à l’émeute contre le Salon du Plan nord[11] à Montréal, le 20 avril 2012, nous a dit être satisfait que des barricades soient érigées dans les rues avec du mobilier urbain. Pourtant, il a voulu empêcher un manifestant de lancer sur les policiers antiémeutes un vélo Bixi (version montréalaise du vélo locatif).

« Moi-même, j’avais pas personnellement participé à faire les barricades, mais bon, ça faisait bien mon affaire qu’il y ait des obstacles physiques entre nous et la police. Il y a un gars, à un moment donné, qui essaie d’arracher un Bixi de son rack. […] bien, un Bixi, c’est pas comme la table du café chic et cher du quartier international. […] C’est pas juste de la méchante propriété privée, qu’il faut détruire. »

Selon lui, il était raisonnable de protéger un Bixi, car il s’agit d’un bien public favorisant le transport en commun. Des manifestant.e.s ayant formé des Black Blocs ont de la même manière expulsé certaines personnes qui brisaient les vitrines des petits commerces indépendants, car il ne s’agissait pas pour elles/eux de cibles légitimes de la lutte anticapitaliste, ces gestes ne participant pas d’un rapport de force avec un adversaire politique. Une manifestante nous a également raconté avoir invectivé des manifestant.e.s qui cherchaient à démontrer leur pacifisme en s’assoyant face à la police antiémeute. Pour elle, cette attitude méritait des insultes, car elle minait la sécurité de l’ensemble du groupe et facilitait les arrestations. En contrepartie, cette manifestante nous a aussi avoué être intervenue à plusieurs reprises pour protéger des personnes utilisant la tactique du Black Bloc, lorsque d’autre manifestant.e.s voulaient les attaquer pour les neutraliser.

Contre-attaques féministes

Le sexisme, le machisme ainsi que la violence sexuelle ont lourdement plombé le Printemps érable[12]. Il était fréquent que des manifestants insultent des policières ou des agentes de sécurité en tenant des propos misogynes et lesbophobes. Même si plusieurs études avaient démontré que la hausse des frais de scolarité toucherait plus durement les femmes que les hommes, ces derniers n’ont pas hésité à s’approprier plusieurs manifestations féministes, dont celle de la journée internationale des femmes du 8 mars. Des féministes de l’UQÀM ont alors organisé une autre manifestation intitulée « Le féminisme manifesté, pas récupéré ! », pour dénoncer l’appropriation de la première manifestation par des hommes.

Dans un tel contexte, plusieurs femmes participant aux manifestations se sont senties menacées. Certaines nous ont même raconté que la violence que leur faisaient subir leurs camarades était comparable à celle de la police. Plusieurs féministes nous ont expliqué s’être organisées en petits groupes d’affinité, afin de parcourir les manifestations pour se confronter aux hommes qui scandaient des slogans qui exprimaient une apologie du viol ou suggéraient l’infériorité des femmes. Ces féministes tentaient d’abord de faire prendre conscience aux manifestants de leur violence misogyne. Si cette approche ne fonctionnait pas, elles tentaient de crier plus fort qu’eux pour enterrer leurs voix, ou leur demandaient de quitter le rassemblement. L’une des féministes ayant participé à la manifestation du 8 mars a ainsi expliqué avoir eu recours à la force physique :

« le 8 mars, je pense que c’est le moment où j’ai été physiquement le plus violente. C’était contre des nationaleux […] qui … prenaient la trajectoire de la manif, le trajet, pour se l’approprier pour … Il fallait qu’on court pour être en avant. […] ils catchaient [ne comprenaient] pas si on leur crissait [foutait] pas un coup de poing ! ».

Une fois le conflit terminé, plusieurs femmes ayant pris part au mouvement se sont exprimées publiquement pour dénoncer les agressions sexuelles et les viols survenus pendant les mois de grève. Certaines des manifestantes que nous avons rencontrées nous ont dit qu’elles n’hésiteraient pas à expulser les militants agresseurs, si elles les voyaient lors de futures manifestations.

Conclusion

La grève étudiante québécoise de 2012 est passée à la postérité comme un mouvement social unitaire. Plusieurs s’y réfèrent de façon simpliste en disant qu’il s’agissait d’un mouvement de la « jeunesse québécoise ». D’autres en parlent comme s’il s’agissait seulement d’un mouvement d’opposition aux politiques néolibérales. Or, comme toute mobilisation, le Printemps érable fut aussi l’occasion de rapports de force complexes et parfois contradictoires entre une multitude d’individus et de groupes.

Les altercations entre manifestant.e.s durant le Printemps érable étaient liées à la manière d’envisager les manifestations. Certaines personnes se sont opposées aux gestes illégaux qui leur semblaient nuire à l’image publique du mouvement, qui devait paraitre respectable pour que le gouvernement le juge légitime. D’autres y voyaient une occasion d’échanger des coups avec des adversaires politiques, y compris à l’intérieur du mouvement, ce qui justifiait d’intervenir pour assurer que la manifestation soit un espace égalitaire et sécuritaire, en particulier pour les femmes. Dans tous les cas, cela démontre que les tensions au sein des mouvements sociaux ne se limitent pas aux affrontements spectaculaires entre les protestataires et les forces de l’ordre.

[1] P. Favre, « Manifestation », dans O. Fillieule, L. Mathieu et C. Péchu (dir.), Dictionnaire des mouvements sociaux, Paris, Presses de Science Po, 2009, p. 341-348.

[2] M. Ancelovici et F. Dupuis-Deri, « Introduction. Retour sur le “Printemps érable”», dans M. Ancelovici et F. Dupuis-Deri (dir.), Un printemps rouge et noir. Regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Écosociété, Montréal, 2014, p. 7-33 ; P. Dufour, « Politique de la rue contre politique des urnes? Le mouvement étudiant québécois du printemps 2012 et la question de la représentation politique  », Savoir/Agir, nº 22, 2012, p. 33-41.

[3] A. Savard et M.-A. Cyr, «  La rue contre l’État. Actions et mobilisation étudiante en 2012 », dans M. Ancelovici et F. Dupuis-Deri (dir.), Un printemps rouge et noir. Regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Écosociété, Montréal, 2014, p. 59-86.

[4] D. Sanschagrin A.-G. Gagnon, « L’approfondissement du politique au Québec. Les partis politiques et la grève étudiante de 2012 », dans M. Ancelovici et F. Dupuis-Deri (dir.), Un printemps rouge et noir. Regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Écosociété, Montréal, 2014, p. 259-294.

[5] F. Dupuis-Deri, « Printemps érable ou printemps de la matraque ? Profilage politique et répression sélective durant la grève étudiante de 2012 », dans F F. Dupuis-Deri (dir.), À qui la rue? Répression policière et mouvements sociaux, Écosociété, Montréal, 2013, p. 198-241 ; C. Harbour et C. Tremblay, « Les effets de la répression policière visant les manifestants dans le contexte du “Printemps érable” », Ligue des droits et libertés – section Québec, 2013.

[6] I. Audet, T. Péloquin, M. Leblanc et N. Pednault, « Les étudiants aux casseurs: “Nous faisons la loi dans la rue!” », La Presse, 28 avril 2012 [http://www.lapresse.ca/videos/actualites/201204/28/46-1-les-etudiants-aux-casseurs-nous-faisons-la-loi-dans-larue.php/75ec0a02b2a74eb4ada495555272ecfc].

[7] D. Santerre, « Des étudiants chassent les anarchistes d’une manifestation », La Presse, 13 mars 2012 [http://www.lapresse.ca/actualites/education/201203/13/01-4505098-des-etudiants-chassent-les-anarchistes-dune-manifestation.php]; P. Breton, É. Bilodeau, D. Santerre et D. Teisceira-Lessard, « Manifestation : 85 arrestations à Montréal », La Presse, 25 avril 2012 [http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201204/25/01-4518899-manifestation-85-arrestations-a-montreal.php]; Assemblée nationale, « Rapport de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012 », rédigé par S. Ménard, B. Grenier et C. Charbonneau, Québec, Gouvernement du Québec, mars 2014

[http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/police/publications/rapport_CSEEP2012/rapport_CSEP2012.pdf]

[8] O. Kerner, « Report of the National Advisory Commission on Civil Disorders », 1968 [https://www.ncjrs.gov/pdffiles1/Digitization/8073NCJRS.pdf]; D. I. Warren, « Neighborhood structure and riot behavior in Detroit: some exploratory findings », Social Problems, vol. 16, nº 4, 1969, p. 464-484 ; C. Mcphail et R. T. Wohlstein, « Individual and Collective Behaviors within Gatherings, Demonstration, and Riot », Annual Review of Sociology, nº 9, 1983, p. 579-600.

[9]             Collectif Acmé, « Communiqué du Black Bloc du 30 novembre à propos de Seattle », 1999 [https://www.luxediteur.com/wp-content/uploads/2016/05/Communiques-de-black-blocks.pdf].

[10]           F. Dupuis-Déri et D. L’écuyer, « Printemps de la matraque : répression et autorépression », dans M. Ancelovici et F. Dupuis-Déri (dir.), Un printemps rouge et noir. Regards croisés sur la grève étudiante de 2012, Écosociété, Montréal, 2014, p. 327-354.

[11] Salon de l’emploi organisé par le gouvernement du Québec, dans le cadre de son plan de développement économique du nord du Québec (principalement des projets d’exploitation de ressources naturelles).

[12]           M.-E. Surprenant, «  L’apport des femmes à la grève étudiante ne passera pas sous silence », dans M.-E. Surprenant et M. Bigaouette (dir.). Les femmes changent la lutte. Au cœur du printemps québécois, Remue-ménage, Montréal, 2013, p. 15-25.