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Un autre parti est-il possible ?

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GAUCHE. Clémentine Autain, rédactrice en chef de la revue Regards, nous donne sont point de vue sur le Nouveau Parti Anticapitaliste. 22 juin 2008.

Forte du succès de son porte-parole Olivier Besancenot, la LCR a lancé un processus de création d’un « nouveau parti anticapitaliste ». Même si l’on peut toujours craindre le simple « ravalement de façade », le NPA est la seule proposition neuve dans l’espace de la gauche d’alternative. D’où l’importance d’en débattre, sérieusement et sereinement, en regardant devant et non dans le rétroviseur, en ayant pour seule boussole l’urgence à faire vivre une gauche de transformation sociale. « Ã€ nouvelle période, nouvelle force », dit la LCR. Assurément ! Le XXe siècle a produit des clivages à gauche qui doivent être revisités. Trotskisme versus stalinisme, pour en prendre qu’un exemple : l’opposition a vécu, elle n’évoque rien ou presque à la majeure partie des nouvelles générations militantes. Les expériences du « socialisme réel » ont mis sévèrement à mal l’idéal de dépassement du capitalisme. Or, revendiquer une alternative à l’économie libérale renvoie aujourd’hui encore aux échecs passés, à la bureaucratie d’État, à un système économique défaillant dans la production de richesses… Cette histoire exige un retour critique global, sur le pouvoir et la démocratie, sur réformes et révolution. L’ambition transformatrice, elle, ne saurait être escamotée tant les inégalités se creusent, notre modèle de développement est mortifère, les oppressions et les dominations se conjuguent toujours au quotidien.

Dans le même temps, la social-démocratie européenne a échoué. N’ayant pas fait la démonstration de sa capacité à bouger significativement la donne de l’intérieur - des institutions existantes et de l’économie de marché -, elle se trouve aujourd’hui dans l’impasse. En France, l’analyse des chartes successives du PS traduit l’évolution sur un siècle. En 1905, 1946 et 1969, l’organisation s’affirme révolutionnaire – sur le principe [1]. Si le tournant de la rigueur en 1983 indique le changement de cap, c’est dans les années 1990 que les textes invitent clairement à « ne pas méconnaître les règles du marché ». Le recentrage s’est fait doucement mais sûrement. En 2008, l’aggiornamento s’affiche et se revendique, comme l’illustre le duel entre la sociale-libérale Ségolène Royal et le « socialiste et libéral » Bertrand Delanoë. Moralité : la droite au pouvoir, qui détricote les acquis sociaux et sert les dominants, peut se frotter les mains de la perte d’hégémonie culturelle à gauche. Le PS voulait changer la vie. N’y étant pas parvenu, il a renoncé à raconter qu’il allait la changer…

Pourtant, le capitalisme est entré dans une nouvelle phase qui rend la recette de l’accompagnement plus difficile encore, voire improbable en terme d’amélioration substantielle des conditions de vie du plus grand nombre. Crise des subprimes, émeutes de la faim, grève des salariés de Dacia… : les violences sociales engendrées par le « capitalisme pur » et les contradictions du système sont mises à jour. C’est la logique même du capitalisme qui est en cause, à savoir la quête du profit. Le ver est dans le fruit. Une dose de keynésianisme ne suffira pas à « remettre à l’endroit ce que le libéralisme met à l’envers », pour reprendre la devise de la fondation Copernic. L’heure est aux ruptures sociales, économiques, écologiques, féministes, culturelles. Aujourd’hui, il y a bien deux grandes orientations à gauche, de plus en plus inconciliables... Les Collectifs antilibéraux, issus de la campagne du non au référendum européen, portaient l’exigence de recomposition politique et d’unité de « l’autre gauche ». Ils avaient l’avantage de rassembler sur un pied d’égalité un spectre large d’organisations et de sensibilités. Si, sur le papier, la recherche d’un accord entre forces politiques constituées semblait la voie la plus sûre pour mêler les traditions et rassembler largement, le résultat ne fut pas au rendez-vous…

L’appel récemment lancé par Politis, que j’ai signé, exprime la volonté de nombreux acteurs et actrices de cette gauche de maintenir le cap d’un mélange des cultures politiques pour faire du neuf. L’appel propose de créer un « cadre permanent de discussion ». Vu les déboires de 2007, l’attente est forte du côté de l’action. Le PCF, affaibli, entre dans une phase de repli identitaire, la gauche du PS semble davantage tournée vers ses batailles internes en vue du congrès de Reims… La pétition vise à faire pression. De son côté, le NPA a pour lui une démarche concrète et immédiatement opérationnelle. Mais peut-il (veut-il) emporter largement tous les tenants d’une gauche de gauche ? Une formation créée à partir de la LCR paraît rédhibitoire pour des franges entières de militants, notamment communistes ou ex-trotskistes. L’abandon de l’adhésion à la IVe Internationale, prévu pour le NPA, n’y suffira pas. Cette difficulté ne peut être sous-estimée. Ceci étant, faut-il raisonner à « flux constant » de militants ? Ce qui importe, c’est la dynamique à même de faire écho dans les catégories populaires et de drainer de nouveaux publics, notamment chez les jeunes. De ce point de vue, la capacité à créer un espace ouvert, dans lequel la diversité des trajectoires et des identités politiques peuvent s’exprimer et compter, qui fasse de l’articulation des cultures un objectif et accepte d’être bouleversé par la rencontre avec d’autres points de vue, est décisive. De cet enjeu dépend, pour une large part, la réussite ou l’échec du NPA...

En outre, l’axe stratégique du NPA d’indépendance vis-à-vis du PS est sans doute l’aspect potentiellement le plus clivant. Ce fut l’argument de la LCR pour rompre avec les Collectifs antilibéraux, jugés trop flous sur le sujet. Après moult débats, nous avions pourtant abouti à une formulation relativement claire pour l’échelon national qui nous occupait : « nous ne participerons pas à un gouvernement sous domination sociale-libérale ». Cette assertion constituait un acte fort de la part de communistes, de Verts ou socialistes, qui avaient participé il y a peu à des gouvernements dominés par le PS. La relation avec la social-démocratie est un enjeu : elle doit être affrontée et ouvertement mise en débat, en évitant autant que possible la répartition figée entre, d’un côté, ceux qui assument les responsabilités et font gagner la gauche et, de l’autre, ceux qui revendiquent une pureté révolutionnaire et concentrent leur action sur la lutte sociale. Les évolutions du rapport de force au sein de la gauche et l’orientation actuelle du PS obligent à réinterroger la pertinence de ces alliances, à chaque échelon. La satellisation actuelle des forces partenaires du PS montre le besoin de reconquérir une indépendance... Reste à laisser ouvert le débat sur les formes et les conditions de cette indépendance.

Vient alors le dernier point, essentiel, de l’identité d’un nouveau parti : s’atteler clairement à bâtir une alternative. Comment faire l’impasse sur la perspective majoritaire, sur la prise de responsabilités pour pouvoir transformer, sur le travail de réflexion débouchant sur des propositions neuves et crédibles (et pas seulement de modernisation des slogans…), la rédaction d’un programme et non d’un cahier de revendications (qui reviendrait à se positionner dans un rapport délégataire vis-à-vis du PS) est indispensable. Le NPA est-il prêt à ce travail constructif ? Ce qui est sûr, c’est que cet enjeu occupe d’ores et déjà les débats au sein des comités NPA.

Publié par Mouvements, le 22 juin 2008. http://www.mouvements.info/Un-autre-parti-est-il-possible.html

P.-S.

Retrouvez les autres contributions à ce débat :

Francine Bavay - Une nouvelle approche est possible ! Elle ne passe pas par l’opposition permanente Philippe Corcuff - L’aventure "NPA" : un chaos créateur, et comment "le mort saisit le vif" dans la gauche de la gauche Michel Husson - NPA : nulle part ailleurs ?

Mais aussi les articles initialement publiés sur Mouvements.info en juin dernier :

Jean-Christophe Cambadélis - Où allez-vous ? Olivier Dartigolles - Ne pas se tromper d’ambition Noël Mamère - À quoi sert le NPA ? François Sabado - Pour un Nouveau Parti Anticapitaliste Denis Sieffert - Une autre vision de l’alternative : l’appel de Politis Vincent Tiberj - Une autre gauche est-elle possible ? L’espace électoral du NPA

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8 Messages de forum

  • Un autre parti est-il possible ?

    23 juin 2008 12:17, par Alcofribas

    Clémentine Autain écrit :

    Les Collectifs antilibéraux, issus de la campagne du non au référendum européen, portaient l’exigence de recomposition politique et d’unité de « l’autre gauche Â». Ils avaient l’avantage de rassembler sur un pied d’égalité un spectre large d’organisations et de sensibilités.

    Cela me semble quelque peu "daté" : Depuis l’échec d’une candidature commune aux présidentielles, de nombreux collectifs ont poursuivi leur route, toujours avec un spectre aussi large de sensibilités militantes, et hors la tutelle d’organisations. Ces collectifs se sont dotés d’une structuration nationale et constituent désormais la "coordination nationale des collectifs unitaires - pour une alternative au libéralisme".

    Il est dommage de l’ignorer, dans la mesure où il s’agit - quelles que soient ses limites - d’un lieu essentiel de regroupement, dont le développement n’est ni concurrent, ni incompatible avec le NPA ou l’appel de Politis...

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    • Un autre parti est-il possible ? 23 juin 2008 12:46, par Velveth
      Pour avoir fait partie de la Coordination des collectifs anti-libéraux, je pense pouvoir affirmer, qu’au fil des mois, cette "structure" s’est transformée en outil anti-NPA. La volonté d’exister "à tout prix" condamne ces collectifs à n’être que des supplétifs d’une frange du PC et des Alternatifs en vue des élections européennes. Rien de nouveau sinon les egos !

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      • Un autre parti est-il possible ? 24 juin 2008 11:36, par Pierre Cours-Salies

        Pourquoi cette argumentation, loin des discussions soulevées par Clémentine

         ? par PIerre C-S

        Les affirmations de Jean-Robert Velveth sont très péremptoires. Où trouver une argumentation qui valide ceci ? Dans le texte "Rassembler", lancé par des militants des Bouches du Rhône, qui ne disait pas un mot des relations avec le PS, et que Jean-Robert a chaudement soutenu et popularisé, alors que la LCR faisait le contraire ? Mais, il semble que depuis il y a eu des aventures révélatrice. Pour discuter, au-delà de cette hargne sans preuve, on aimerait quelques précisions. Heureusement que les relations réelles de la coordination des collectifs avec la LCR ne se moulent pas sur les prédictions ou sur les analyses d’Archie.

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  • Un autre parti est-il possible ?

    23 juin 2008 20:31, par remy Ducreux
    ce qui gène clémentine Autain c’est que cette organisation ne se construit pas à partir d’un cartel ni à partir de personnalités. Oui, le NPA sera probablement un parti complètement différent des partis séniles : PC ou PS. Il ne peut être une simple excroissance de la LCR : il sera autre chose qui appartiendra à ceux qui le construisent. Quant à la référence au trotskysme : je n’ai pas honte d’avoir été trotskyste ! je pense que c’est beaucoup plus honnête que d’avoir été stalinien à la même époque. La haine du trotskysme chez certains PC dit unitaire c’est leur honte d’avoir été stalinien. A part ça rejoignez la lutte du NPA. Avec cette nouveauté : personne ne sera une personnalité supérieure aux autres ! Et ça c’est difficile pour certains !

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    • Un autre parti est-il possible ? 23 juin 2008 22:46, par René LE BRIS
      l’URGENCE s’inscrit sur deux pieds = réussir une grève générale interpro- fessionnelle à la rentrée et dans ce sens l’appel de militants (tes) CGT pour un tous ensemble est particuliè- rement bien venu ! Deuxième pied = réussir UN FRONT UNITAIRE le plus rapidement possible. Or le NPA ne peut le faire seul, il peut être un moteur parmi d’autres moteurs ; quand à ce qui reste des collectifs anti-libéraux, je ne sais où ils en sont mais quand on voit la trajectoire d’un José BOVE prêt à faire alliance avec le social libéral Cohn Bendit, non Merci ! Il y a aussi l’appel de Politis et une première réunion va avoir lieu à Caen. Mais la prochaine bataille politique va être les élections européennes. Voilà un terrain pour amorcer ce front unitaire ! un certain Yves SALESSE pourrait être le coordinateur d’une coopération nationale pour des listes régionales très ouvertes à toutes les sensibilités anti-libérales ! Alors arrêtons de mégoter et allons-y ! sur deux pieds !

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      • Un autre parti est-il possible ? 24 juin 2008 20:28, par Remy Ducreux
        tout va très bien on recommence et vive les élections et vive les personnalités ! c’est une sorte de leçon de chose. Quand nous avançons un argument on nous fait la moue mais l’intervention d’après confirme ce que nous écrivions ! C’est assez fou ! Quand à Bové pourquoi le discréditer c’est un militant paysan passionnant mais ce n’est pas un sauveur. Il a eu raison de ne pas signer l’appel "des cinquante cinq moins un", vous savez, ces personnalités qui redonnent l’espoir en débinant le NPA ! Autour de moi c’est plutôt l’envie que le NPA réussisse. Voila tout !

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  • Un autre parti est-il possible ?

    25 juin 2008 13:49, par Alain Van Praet

    De prime abord, le texte de Clémentine Autain paraît curieux. Invitée à commenter l’initiative de la LCR (le NPA), elle disserte surtout sur le... PS !

    Il faut aller jusqu’au bout de sa contribution pour trouver la clé de ce paradoxe.

    Elle rappelle en effet (comment l’oublier ?) que l’un des principaux clivages dans la "gauche du non" portait sur la nature des relations politiques avec ledit PS. Et manifestement, Clémentaine Autain continue à entretenir une certaine ambiguité à ce sujet.

    Certes, elle concède "le besoin de reconquérir une idépendance". Mais c’est pour ajouter aussitôt qu’il reste à en vérifier "les formes et les conditions", comme si l’autonomie politique d’un parti devait être négociée et subordonnée à certains paramètres !

    Pour Clémentine Autain, c’est le cas : on ne peut "faire l’impasse sur la perspective majoritaire", ni sur la "prise des responsabilités pour pouvoir transformer". Chassée par la porte, le projet de gouverner la France avec la social-démocratie resurgit par la fenêtre.. D’où sans doute l’insistance sur un "travail de réflexion débouchant sur des propositions neuves et crédibles". Et lorsque des militant.e.s de gauche parlent de "crédibilité", le "réalisme gestionnaire" n’est jamais loin...

    On imagine qu’un programme cohérent de mesures anticapitalistes n’est à cet égard guère "crédible", parce qu’incompatible avec la possibilité de reconstituer une variante des "union de la gauche" et autre "gauche plurielle".

    En tout état de cause, le PS n’est pas prêt à reprendre à son compte une politique de rupture avec la construction (libérale) actuelle de l’Europe, à défendre une politique de renationalisation de toutes les entreprises qui ont été privatisées (il en a quelques unes à son palmarès !), à augmenter immédiatement le SMIC à 1.500 € net ou les salaires de plusieurs centaines €, à défendre une véritable politique de l’emploi axée sur la réduction généralisée du temps de travail, sans pertes de revenus et avec des embauches correspondantes.

    La LCR, à travers ce projet de construction d’un nouveau parti anticapitaliste, a l’immense mérite d’être claire et d’annoncer la couleur, sans complexes. Il existe bien une ligne de démarcation dans la gauche : la rupture avec le capitalisme.

    Dès lors, l’indépendance totale vis-à-vis de tous les partis qui se placent dans le cadre de ce système est indispensable.

    Sur son élan, Clémentine Autain feint encore de se demander si le NPA pourra être "constructif".

    Demandons-nous plutôt si Clémentine Autain (et ses amis) peut-être constructive. Plutôt que de juger de manière péremptoire l’initiative de la (future) ex- section française de la Quatrième Internationale, pourquoi n’adopte-elle pas la même attitude que Raoul-Marc Jennar, à savoir accepter la main ici tendue et engager de manière sérieuse le débat avec les camarades d’Olivier Besancenot ?

    Une dernière chose. Clémentine Autain s’interroge sur la volonté du NPA "d’emporter largement tous les tenants d’une gauche de gauche" . Mais pourquoi diable l’ambition de la LCR, qui a combattu le stalinisme, devrait-elle être de construire un nouveau parti anticapitaliste... "unique" ?

    Il est légitime de vouloir gagner un maximum de personnes pour être le plus représentatif possible. Mais il est illusoire de penser pouvoir rassembler quasiment tout le monde dans le cadre d’un même nouveau "sujet politique". A moins de sacrifier la clarté du projet, du programme et de la stratégie sur l’autel de cette ambition hégémonique. Et de retomber dans les travers d’un rassemblement fourre-tout (et d’accord sur rien de fondamental) qui explosera à la première contradiction...

    L’heure des choix "à gauche de la gauche" est venue. Pour chacun.e. Même pour Clémentine Autain !

    Alain Van Praet. Délégué syndical (Belgique)

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  • Un autre parti est-il possible ?

    2 juillet 2008 12:47, par jacques fortin
    Clémentine semble ne voir les choses que par (et pour ?) le PS. J’exagère. Il y a une vie sans le PS : le NPA, les mbilisations. Poser comme elle le fait que la relation au PS doit se rediscuter à chaque élection zappe un peu étrangement le positionnement clair du PS. La question de l’indépendance n’est pas conjoncturelle, elle répond à un positionnement éprouvé et durable du PS qui donc permet et nécessite une position durable. Indépendance. Ensuite ce que clémentine appelle avec un peu de mépris le cahier de revendications elle ne veut le voir (encore) que comme adressé au PS. D’abord il s’agit du fruit, du ferment et du moteur des résistances, d’une boite à outil pour les mobilisations, enfin d’une arme pour peser sur le patronat, les institutions, les partis, l’opinion (entre autre de gauche), les directions syndicales et pour esquisser une utopie renouvelée. Son efficacité tient à l’ampleur des mobilisations (CPE, sans papiers CGT), des courants d’opinion (RESF, Europe) et... du développement d’un NPA radical et autonome. Ce NPA ne décevra pas s’il sait d’abord mettre aux commandes les mobilisations, les luttes, les batailles d’opinion, avant de se prêter aux délices des "arrangements" avec un PS ouvertement libéral maintenant (ceci pour qui ne l’avait pas remarqué avant) en s’enfermant dans le cadre d’institutions faites pour piéger et non servir. Enfin, petite pique, cette perspective a un avantage collatéral c’est de limiter les impatiences des professionnels de la personnalité si enjoués à l’idée de jouer les utilités.

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auteur Clémentine Autain
Clémentine Autain est directrice du magazine Regards - www.regards.fr

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Mouvements met en débat le NPA, avec :

Francine Bavay - Une nouvelle approche est possible ! Elle ne passe pas par l’opposition permanente
Philippe Corcuff - L’aventure "NPA" : un chaos créateur Michel Husson - NPA : nulle part ailleurs ?

Mais aussi les articles initialement publiés sur Mouvements.info en juin dernier :

Clémentine Autain - Un autre parti est-il possible ?
Jean-Christophe Cambadélis - Où allez-vous ?
Olivier Dartigolles - Ne pas se tromper d’ambition
Noël Mamère - À quoi sert le NPA ?
François Sabado - Pour un Nouveau Parti Anticapitaliste
Denis Sieffert - Une autre vision de l’alternative : l’appel de Politis
Vincent Tiberj - Une autre gauche est-elle possible ? L’espace électoral du NPA

Notes

[1] A lire : dossier dans le mensuel Regards sur le Parti socialiste, été 2008 (www.regards.fr).

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